Cumulus d'eau chaude

Sommaire

Le cumulus eau chaude est le nom générique de l’appareil domestique familier, destiné à chauffer et stocker la réserve d’eau chaude, disponible à tout moment, en quantité suffisante pour les besoins sanitaires du foyer. Ce zoom vous dit tout sur son fonctionnement, ses caractéristiques, les différents modèles et le prix de cet appareil.

Principe de fonctionnement du cumulus eau chaude

L’eau contenue dans la cuve est réchauffée par le dispositif de chauffe embarqué (résistance électrique, serpentin, brûleur). Lorsque la température de consigne préréglée est atteinte, le thermostat coupe le chauffage.

À chaque soutirage, l’apport d’eau froide fait baisser la température dans la cuve, jusqu’à atteindre le point minimal de la plage de réglage du thermostat. Cela déclenche un nouveau cycle de chauffe.

Précision : un groupe de sécurité, taré entre 3 et 5 bars, compense les différences de pressions provoquées par la dilatation de l’eau. Un écoulement d’eau occasionnel au groupe de sécurité est donc normal et nécessaire !

4 types de cumulus à eau chaude

Classés selon leur moyen de production de chaleur, tous les cumulus eau chaude fonctionnent sur le même principe et sont composés des mêmes éléments.

1. Cumulus à gaz

Plus particulièrement indiqué pour le chauffage de cuves de grande capacité, le cumulus à gaz est équipé d’un brûleur à gaz naturel ou à gaz liquéfié.

Selon le modèle et la puissance, il nécessite une évacuation des fumées par cheminée ou par ventouse.

Remarque : c’est le chauffe-eau à accumulation dont la mise en température est la plus rapide.

2. Cumulus électrique

Le cumulus électrique est, sans doute, le plus populaire et le plus connu (plus de 10 millions équipent les foyers en France). Cette hégémonie devrait pourtant être rapidement mise à mal, car, jugé trop énergivore, il est désormais interdit dans les constructions neuves par la réglementation en vigueur (RT 2012).

Les calories sont dispensées par 2 types de résistances électriques :

  • La résistance blindée (ou thermoplongeur) au contact direct de l’eau, est bon marché, mais subit une diminution rapide d’efficacité thermique (entartrage).
  • La résistance stéatite, protégée des cristallisations de calcaire par un fourreau, fournit des performances durables, est plus économique en énergie (- 8 %), et facilite la maintenance (remplacement sans vidange de la cuve).

3. Cumulus à échangeur

Le cumulus à échangeur de température est alimenté en fluide calorifère par un circuit fermé indépendant (chaudière de chauffage central, panneaux solaires, incinérateur, etc.).

Remarque : de faible contenance (entre 50 et 300 litres), il peut être utilisé en appoint d’une installation domestique, plus volumineux (jusqu’à plusieurs dizaines milliers de litres). On le retrouve dans les installations collectives ou industrielles.

4. Cumulus thermodynamique

Plus récemment arrivé sur le marché, le cumulus thermodynamique puise ses calories dans l’air ambiant. Il s’agit d’un ballon d’eau chaude couplé à une pompe à chaleur.

Les systèmes reliés à la VMC de la maison sont les plus performants. Ils permettent d’économiser jusqu’à 70 % d’énergie par rapport à un cumulus électrique conventionnel (3 kW restitués pour 1 kW absorbé).

Remarque  : compatible avec la RT 2012 et sans équivalent en économies de charges d’exploitation (hors solaire), cet appareil devient la norme dans les constructions neuves.

Prix des cumulus eau chaude

Les prix varient selon la capacité, les techniques mises en œuvre et la marque. Comptez, hors pose :

  • entre 400 et 1 200 € TTC, pour un cumulus à gaz domestique ;
  • entre 100 et 700 € TTC, pour un cumulus électrique ;
  • entre 400 et 900 € TTC, pour un cumulus à échangeur (jusqu’à 4 000 € pour un chauffe-eau solaire complet) ;
  • entre 2 500 et 3 500 € TTC pour un cumulus thermodynamique.

Bon à savoir : les chauffe-eau solaires et les cumulus thermodynamiques sont les plus chers, mais eux seuls sont éligibles, sous conditions, aux aides de l’État (TVA à taux réduit à 5,5 %, crédit d’impôt de 30 %, primes d’énergie), au prêt à taux zéro (PTZ), aux subventions des collectivités locales et à l’Aide Solidarité Écologique de l’ANAH.

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